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Voir aussi : De la montgolfière
à la radiosonde moderne
- Le Wettermuseum de Lindenberg
- La radiosonde
M60 - Examen d'une radiosonde
ancienne : l'émetteur à tube de la M60 - La radiosonde ancienne DrGraw
H50 - Une radiosonde
autrichienne des années 50 -
Le rôle d'une radiosonde est de transmettre par radio la
valeur d'une grandeur physique : pression, température,
humidité... Mais la valeur mesurée par le capteur
de pression n'est pas exprimée en bars ou en pascals, c'est
la variation d'épaisseur d'une capsule de Vidi par rapport
à la pression de référence, celle utilisée
lors de la calibration du capteur. Cette variation d'épaisseur
devra être traduite en signaux utilisables pour moduler
ou découper la porteuse de l'émetteur emporté
par la radiosonde. Bien sûr, ces signaux devront pouvoir
être traduits en valeur de pression après leur réception
au sol.
Les contraintes
Un système de codage doit répondre aux impositions
suivantes :
- coût de fabrication le plus bas possible
- volume et masse les plus faibles possibles
- grande résolution pour permettre une précision
suffisante
- excellente fidélité, pour qu'une mesure issue
d'un capteur soit toujours codée de la même façon
- possibilité de transmettre un nombre suffisant de mesures
par minute
Et, ce qui a poussé les ingénieurs de la société
Dr Graw de choisir le code morse : un système de décodage
sûr, rapide et ne réclamant pas d'appareils sophistiqués.
Description du système de codage de la M60
La M60 (photo ci-contre) mesure
pression, température et humidité. Les capteurs
T et U sont placés dans une cheminée métallique
extérieure, le capteur de pression est à l'intérieur
du boîtier. Elle est apparue vers le milieu des années
1960 et a été utilisée jusque dans les années
80
Le système de codage de la M60 a hérité son
principe de celui de la H50, le modèle Graw des années
1950. Il a été conçu dès le début
des années 1940 et breveté en 1942.
Le coeur du système de codage est un tambour tournant sur
son axe, entraîné par un petit moteur électrique
par l'intermédiaire d'une démultiplication. Ce tambour
a la forme d'un demi-cylindre excentré de 30 mm de
diamètre et de 65 mm de longueur.
Le tambour est fabriqué dans une tôle d'aluminium
finement striée d'environ 500 sillons et recouverte par
endroit d'un vernis isolant de couleur verte dessinant un motif
géométrique que nous examinerons plus bas. Le pas
entre deux sillons est de 0,13mm.
Chacun des capteurs, que ce soit le bilame servant de thermomètre,
le cheveu permettant de mesurer l'humidité ou les deux
capsules de Vidi utilisées pour mesurer la pression, est
équipé d'un levier terminé par une pointe
très fine. La course des leviers est calculée pour
décrire presque toute la longueur du cylindre.
Lorsque le cylindre tourne, la pointe choisit le sillon qui lui
convient le mieux et y reste jusqu'à son extrémité,
un demi-tour plus tard. Lorsque la pointe frotte sur la surface
non vernie, le contact électrique s'établit et l'émetteur
transmet un point ou un trait.
Bien sûr, les trois pointes sont décalées,
déjà pour des raisons mécaniques, pour que
les leviers ne se percutent pas et ensuite pour transmettre chaque
mesure tour-à-tour. L'humidité est transmise d'abord,
puis la température et enfin la pression. Un silence d'un
demi-tour est ensuite observé pendant lequel les pointes
sont libérées de leur sillon et chaque levier peut
tourner librement sans que la mesure soit gênée.
Le principe de codage étant le même pour les trois
types de mesure, on va se contenter de voir en détail le
cas de la pression, le capteur de pression étant le plus
visible dans son ensemble.
Le capteur de pression
Il est constitué de deux capsules de Vidi (rep. C) différentes pour élargir la gamme
de mesure et améliorer la précision. Lorsque la
pression diminue, le poussoir axial (rep. P)
fixé au centre de la capsule du dessus agit sur un petit
levier (rep. M) qui fait pivoter l'axe repère
A. Le ressort R
maintient M et P en contact
même pendant les mouvements brusques de la sonde. La rotation
de l'axe A se traduit par un mouvement tournant
du levier (rep. L) agissant comme l'aiguille d'un galvanomètre.
Le contrepoids (rep. CP) compense
la masse du levier L.
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A : axe C : capsules de Vidi CP : contrepoids pour compenser la masse du levier L : levier amplifiant la déformation des capsules M : petit levier transmettant à l'axe les mouvement du poussoir P : poussoir |
A : axe C : capsules de Vidi L : levier amplifiant la déformation des capsules M : petit levier P : pointe formant contact électrique avec le tambour T : tambour de codage Th : levier du capteur thermométrique |
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C : capsules
de Vidi L : levier amplifiant la déformation des capsules M : moteur électrique P : pointe formant contact électrique avec le tambour T : tambour de codage |
Lors de la rotation du tambour la pointe (à droite de la photo) parcourt le sillon dans lequel elle se trouve dans le sens des flèches jaunes en établissant le contact électrique avec la masse du tambour suivant une séquence du code morse. |
Le code morse est composé
de traits, de points... et de silences. Un espace entre deux signes
(points ou traits) dure autant qu'un point, la durée d'un
trait est égal à trois fois celle du point et le
silence entre deux caractères dure aurant qu'un trait.
Pour émettre un "S" on enverra trois points,
tout le monde sait cela, même sans avoir été
scout.