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Voir aussi : Les préliminaires, de 1783 à
1928 - Les débuts
du radiosondage : 1929 à 1940 - Radiosonde
ONM type RGS 1940-1955 - Le codage
chronométrique pour les premières radiosondes -
Les premières radiosondes françaises, expérimentées
par Robert Bureau dès 1929, utilisait un système
de codage chronométrique organisé autour d'un cylindre
isolant partiellement recouvert d'un revêtement métallique
en forme de spirale. Un principe qui a été utilisé
pendant de nombreuses années par d'autres fabricants de
radiosondes.
Pour l'année polaire internationale de 1932 (août
1932 à août 1933), l'Office national météorologique
étudia une radiosonde susceptible d'être produite
en série. Le prototype fut achevé en mars 1932,
200 radiosondes ont été produites par les soins
de l'ONM cette année-là et 15 d'entre-elles ont
été lâchées à Trappes pendant
l'année 1932.
Pour la transformation des valeurs
mesurées en signaux transmis c'est le principe d'Olland
qui a été utilisé, il offre une solution
relativement simple qui résoud à la fois le problème
de la transformation des déformations mécaniques
des éléments sensibles en signaux électriques
et celui de la transmission séquentielle des trois valeurs
de pression, température et humidité.
Description
La photo qui a servi de trame à la figure ci-contre (voir
Musée virtuel de Météo-France)
est celle d'une radiosonde (partie capteurs) fabriquée
par la société Jules Richard pour l'ONM entre 1932
et 1934.
Cette sonde mesurait la pression à l'aide d'un tube de
Bourdon et la température avec un bilame métallique.
Ces deux éléments ne sont
pas représentés sur la figure mais on voit les tringles
Bp et Bt qui transmettent leurs déformations
respectives au système de codage (note : le terme codage
est utilisé ici pour faciliter la description du dispositif
bien qu'il ne soit utilisé aucun "code")
L'ensemble du système peut être considéré
comme un commutateur rotatif dont le curseur C (en rouge) tourne en permanence dans le sens trigonométrique
(vu de dessus), entraîné par un mécanisme
d'horlogerie H. Il entre en contact avec les plots mobiles
P et les plots fixes Sp et St.
La tringle Bp agit comme une bielle en provoquant le déplacement
angulaire du plot P. La tringle Bt agit de même
pour le plot T.
La radiosonde ONM type RGS
Cette radiosonde
française a été utilisée jusqu'en
1955 par les stations de radiosondage françaises. Le système
de codage de la Metox qui l'a remplacée est complètement
différent puisqu'il utilise un plateau circulaire tournant
sur lequel a été traçée une piste
en forme de spirale.
En comparant la photo du mécanisme de la sonde
précédente avec les photos qui suivent on reconnaît
facilement les organes similaires comme le plateau fixe (bordé
de bleu pâle) avec sa forme en Y. Ici il ne comporte plus
que trois plots fixes : St pour marquer le début
de la séquence de mesure de la température, Su
pour l'humidité et Sp pour la pression.
L'apparente complexité supplémentaire est due en
partie au fait que la sonde de 1932 est moins compacte et qu'elle
ne comporte pas de capteur d'humidité.
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(Bt) tringle reliant
le capteur de température au système de codage.
Elle agit sur un levier solidaire de l'axe du plot T (C) doigt d'exploration entraîné par le mouvement d'horlogerie H et tournant dans le sens trigo. (H) mécanisme d'horlogerie (St) plot de synchronisation Température (Su) plot de synchronisation Humidité (T) plot de mesure de la température (U) plot de mesure de l'humidité |
(Bp) tringle reliant le capteur de pression au système
de codage. (C) doigt d'exploration entraîné par le mouvement d'horlogerie. Le crochet pointu va carresser le plot P en s'escamotant (Sp) plot de synchronisation Pression (P) plot de mesure de la pression |
Principe
Le système de codage s'apparente à un commutateur
électrique rotatif dont le curseur C est entraîné
par un mouvement d'horlogerie H dans le sens trigonométrique,
comme indiqué par la flèche circulaire rouge de
la figure de gauche, ci-dessous. Un tour complet, donc un cycle
de mesure, dure 30 secondes.
Ce commutateur est du type 1 circuit, 6 positions. Il comporte
donc 6 plots dont 3 sont fixes et servent de repères pour
le début des mesures de P, T et U. La position angulaire
des 3 plots mobiles est déterminée par l'état
des trois capteurs. Lorsque le curseur C entre en contact avec
un des plots, un top d'une durée d'une demi-seconde est
envoyé par l'émetteur. Le temps séparant
deux tops est proportionnel à la valeur à transmettre
Plots fixes : ils servent à émettre les tops de
synchronisation indiquant le début de mesure pour chacune
des valeurs physiques :
- St : température
- Sp : pression
- Su : humidité
Les tops de synchronisation sont régulièrement espacés,
on les identifie facilement car l'écart de temps entre
Su et St est nettement plus court qu'entre St et Sp ou Sp et Su.
Plots mobiles : sur la figure de droite ils sont représentés
par des rectangles (repérés T,
P et U en bleu)
dont on mesure l'angle (arc rouge)
On voit que les valeurs sont transmises dans l'ordre T, P et enfin
U, en permanence.
La figure de gauche schématise le fonctionnement du baromètre
avec ses deux capsules de Vidie qui, en se dilatant, repoussent
le levier supportant le plot mobile P comme le soulignent les
flèches vertes. Les mécanismes d'amplification des
déformations du capteur de température (un bilame
métallique roulé en forme de cylindre) et du capteur
d'humidité (un faisceau ou "mèche" de
cheveux) n'ont pas été représentés
pour ne pas alourdir la figure ; leur principe est le même
que celui de la mesure de pression.
Les débattements angulaires des plots de pression et de
température sont plus larges que celui de la mesure d'humidité
car la résolution et la précision de la mesure des
deux premières sont bien meilleures que celle de l'humidité.
La gamme de mesure de chacun de ces capteurs est :
- pression : 1040 à 20 hPa
- température : -80 à +30 °C
- humidité relative : 20 à 100%
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(Bp) tringle transmettant
le mouvement de dilatation des capsules de Vidie au levier supportant
le plot P (pression) (C) doigt d'exploration entraîné par le mouvement d'horlogerie H et tournant dans le sens trigo. (H) mécanisme d'horlogerie (St) plot de synchronisation Température (Su) plot de synchronisation Humidité (T) plot de mesure de la température (U) plot de mesure de l'humidité |
(Voir légende sur la
figure de gauche) Les arcs de cercle tracés en rouge représentent respectivement la durée des trains d'impulsions transmis pour représenter les valeurs de P (pression), U (humidité) et T (température) |
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La roue dentée D est
entraînée à la vitesse de 5 tours/seconde
par le mouvement d'horlogerie. Lorsqu'elle touche une dent, la lame-ressort L ferme un contact électrique qui provoque l'émission d'une impulsion par l'émetteur. Comme la roue D comporte dix dents moins une, il est relativement facile de compter les paquets de 9 impulsions au moment de la réception. |
(D) Roue dentée (L) Lame ressort |
