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 Préparation d'une expédition
 

Retour : 07- Recherche sur le terrain

Voir aussi : Le radiosondage - L'antenne - Le récepteur - L'écoute des radiosondes - prévision de trajectoire - vol d'une RSLa recherche sur le terrainEntraînement et préparation - Etablissement et exploitation d'une prévision -

Même si l'on habite à proximité d'une station de radiosondage (voir chapitre 2 ), il y a de fortes chances que la radiosonde que l'on aura à retrouver se pose à plusieurs dizaines de km du QRA. Une partie de chasse ressemble donc toujours à une mini-expédition. Comme la part du hasard est grande dans le résultat final, on aura intérêt à mettre toutes les chances de son côté en préparant minutieusement l'opération.

Choix de la période

Il vaut mieux choisir une saison où les jours sont les plus longs et où le temps a le plus de chances d'être sec car faire des relevés sous la pluie ou crapahuter dans des terrains spongieux ne favorise pas la réussite. La date retenue sera fortement liée au régime des vents qui déterminent la zone de chute. En général, ce n'est que quelques jours à l'avance que l'on peut savoir si la partie est jouable ou non. La distance à parcourir avant de se trouver sur le parcours de la RS peut être de plus de cent kilomètres et prendre deux ou trois heures. Le temps nécessaire pour se rendre sur place est à prendre en compte pour ne pas rater le moment de l'éclatement.

Estimation de la zone de chute

Les calculs de prévisions effectués à plus de 3 jours à l'avance sont aléatoires. Si le windgram est contrasté, il est fort probable qu'une prévision effectuée 24h avant soit complétement fausse au vu de la trajectoire réelle. si le windgram est uniforme, une prévision à 3 jours peut donner une idée assez bonne du point de chute. Lorsque la distance prévisionnelle parcourue par la radiosonde dépasse 40 km, l'incertitude sur la position du point de chute augmente et la vitesse de déplacement sous parachute dépasse une vingtaine de km/h. Il devient difficile de poursuivre la RS en voiture. Les chances de la "perdre de vue" augmentent et le ratissage risque de couvrir une zone trop grande. Cela signifie qu'il vaut mieux se contenter de rechercher dans un rayon de 50km autour du lieu du lâcher. La récupération d'une radiosonde dans un massif montagneux ou dans une agglomération est très difficile. Il vaut mieux éviter de partir en chasse si les prévisions donnent une telle zone de chute à moins que le but premier de l'expédition ne soit pas de rapporter l'objet mais d'en localiser simplement le point de chute.
La grande variabilité de deux des paramètres déterminant la trajectoire, l'altitude d'éclatement et la vitesse de chute, fait que la prévision de point de chute doit s'accompagner d'une estimation de la zone probable de chute. Voir la page  Etablissement et exploitation d'une prévision. Cette précaution permettra de se placer au meilleur endroit pour attendre la chute de la radiosonde.

Etude de la zone

Une fois que la décision de partir est prise, il reste à étudier la zone du point de chute à partir d'une carte suffisamment détaillée. Les cartes au 1/100000 de l'IGN sont idéales pour cela car elles indiquent tous les chemins carrossables et la plupart des chemins agricoles ou forestiers. Le relief est bien représenté et les points hauts sont relativement faciles à repérer. Si l'opération se déroule dans une région mal connue on pourra utiliser Google Map pour se faire une idée de l'occupation des sols. Avec un peu d'expérience, l'examen de ces deux représentations du terrain permet de se faire une idée des difficultés de progression et de l'équipement nécessaire. Au vu de l'exemple ci-dessous on choisira d'emporter des bottes plutôt que des chaussures de montagne (terrain relativement plat, ruisseaux, champs).

 
 Vue satellite avec Google Map. La taille et la nature des parcelles agricoles laisse supposer une progression relativement facile de 2 à 3 km/h. Le fait que les champs cultivés bordent les ruisseaux indique un terrain bien drainé.    Extrait de carte IGN "TOP100". On devine de légères ondulation du terrain. Les principaux obstables sont les ruisseaux. Largeur de la figure : 3km
On peut tracer au crayon l'axe théorique de la trajectoire et les limites de la zone du point de chute, même si la trajectoire réelle dévie par rapport à la dernière prévision ce sera plus facile pour déterminer la zone à ratisser le cas échéant.
Les axes routiers à utiliser pendant la poursuite seront identifiés. Les voies rapides et les contournements d'agglomération seront privilégiés. Essayer d'estimer le temps minimum pour aller du point d'éclatement au point d'impact. Imaginer la stratégie à suivre dans les cas extrêmes de distance maximum et minimum de la trajectoire de la radiosonde.

Une ou plusieurs équipes

Il n'est pas facile de réunir à la dernière minute suffisamment de monde pour constituer plus de deux équipes sachant que le nombre idéal de coéquipiers est de 3 par véhicule. Si la distance parcourue par la radiosonde est supérieure à 50 km il est préférable de placer deux équipes dans la zone de chute prévue pour effectuer des relevés simultanés au moment de l'atterrissage. Avec un peu de chance, les relevés se couperont à angle droit et permettront de déterminer la zone de chute avec une bonne précision. Les équipes pourront être placées sur des points dégagés à une vingtaine de km l'une de l'autre, à hauteur d'un point situé entre le point d'éclatement BP et IP, le point de chute prévu. Le signal est perçu jusque très peu de temps avant l'impact, la précision de l'ultime relevé peut être très bonne si les deux équipes on une vue bien dégagée de tout obstacle proche.

Préparation du matériel

La constitution d'une check-list est évoquée dans la page entraînement et préparation. Elle est indispensable pour être sûr de ne rien oublier. Il n'est pas nécessaire que tout le matériel nécessaire soit rangé au même endroit mais cela aide et fait gagner du temps.
Une expédition peut durer 12 heures voire une journée complète, il vaut mieux prévoir l'intendance en conséquence : eau, nouriture, couverture, plein de carburant, piles de rechange, vêtements de rechange, lampes de poches...