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Voir aussi : - L'écoute
des radiosondes - La recherche sur le
terrain - Zone couverte au sol par les
signaux d'une radiosonde - Antenne
800MHz - Antenne CJU -
Si la première difficulté de la recherche sur le
terrain est de retrouver le signal (voir ratissage)
la deuxième est sans doute de retrouver le boîtier
de la radiosonde quand il est dissimulé dans le feuillage
des arbres d'une forêt épaisse, dans un roncier,
des buissons, de hautes herbes, des fougères, du maquis
méditerranéen... bref dans tous les cas où
l'on peut passer à quelques mètres de lui (voire
moins d'un mètre) sans le voir. La raison en est toute
simple : le récepteur est saturé et l'antenne directive
indique la même force de signal quelle que soit la direction.
On peut perdre une heure à tourner dans la zone avant de
mettre la main (ou le pied) sur la radiosonde ou de pouvoir reconnaître
un élément de la chaîne de vol en scrutantr
aux jumelles les frondaisons au-dessus de sa tête.
Les défauts du récepteur
La perméabilité du boîtier
En général le signal utile passe par l'antenne,
le câble coaxial et la prise d'antenne du récepteur.
Si le boîtier est parfaitement blindé, c'est à
dire sans fils d'alimentation ou de connexion BF non filtrés
en HF, sans trous dans le boîtier métallique (galvanomètre,
couvercles mal ajustés...), il n'y aura pas de signal pénétrant
dans les circuits du récepteur autre que par la prise d'antenne.
En réalité, la quasi totalité des récepteurs
ne sont pas étanches à la HF et la grande majorité
des appareils bon marché sont de véritables passoires.
Ce qui veut dire qu'à courte distance l'antenne ne servira
plus à grand chose, il suffit de la débrancher pour
en être persuadé.
La saturation de l'étage d'entrée
Tout amplificateur a ses limites et en particulier l'étage
d'entrée d'un récepteur sensible utilisé
pour la chasse aux RS. S'il est utilisé dans la partie
linéaire de sa "courbe" d'amplification, la mesure
de l'amplitude du signal sera proportionnelle à l'amplitude
de ce signal. Si l'étage d'entrée est saturé
lorsque l'antenne est dirigée à l'opposé
de la RS, le S-mètre (si le récepteur en possède
un) déviera à fond et ne permettra pas de mettre
en évidence le maximum de signal dans la direction de la
radiosonde.
Utilisation d'un atténuateur
C'est la première solution
à envisager si le boîtier est parfaitement blindé.
Sinon, il ne servira à rien puisque les signaux passeront
à côté de lui et seront captés directement
par les circuits.
La plupart des récepteurs comportent un atténuateur
interne de 10 ou 20dB. Il est en général efficace
jusqu'à quelques dizaines ou centaines de mètres
de la sonde. Plus près, il n'empêchera pas le récepteur
de se saturer.
Si l'atténuateur interne n'est pas suffisant, on peut essayer
d'utiliser un atténuateur blindé externe. Il doit
pouvoir travailler en UHF, c'est à dire ne pas comporter
de capacités internes qui réduirait son coefficient
d'atténuation. Une atténuation de 20 ou 30dB est
une bonne valeur.
Une astuce, pas très pratique il est vrai, consiste à
débrancher la fiche coaxiale de l'antenne et à la
maintenir très proche de la prise, sans que la pinoche
centrale ne soit en contact.
Blindage du récepteur
Si le récepteur est de fabrication OM, pas de problème
particulier, seulement des précautions à mettre
en oeuvre. Le chasseur de RS capable de réaliser son récepteur
sait ce qu'il faut faire. Pour un récepteur du commerce,
il n'y a pas d'autre solution que de l'enfermer dans un boîtier
métallique étanche. L'utilisation d'une feuille
d'aluminium ménager est possible mais pas très pratique.
De toutes façons ce n'est pas une solution durable.
Utilisation d'un champmètre
Le champmètre ou mesureur de champ est un récepteur
simplifié et peu sensible. Il est facile à réaliser
sur la base d'un circuit accordé (une ligne ou un résonateur
sur 400MHz) suivi d'une diode de détection puis d'un amplificateur
opérationnel. Un petit galvanomètre indique la force
du signal reçu. Le boîtier du champmètre peut
être fixé directement sur le boom de l'antenne, constituant
ainsi un appareil de détection très pratique à
transporter et à utiliser.
Une solution efficace a été trouvée par Denis,
F4FKB qui utilise un accessoire servant à orienter les
antennes de TV entre 40 et 860 MHz relié à une antenne CJU démontable.
Un buzzer piezzo-acoustique miniature (2300Hz - AL60SP12) raccordé
sur la 1ère led de détection (avec un transistor
de commutation) permet d'avoir un report auditif du signal et
la recherche s'effectue alors comme un détecteur de métaux
en balayant avec l'antenne devant soit. Le potentiomètre
permet d'agir sur l'atténuateur et affine la recherche
finale en réduisant le diagramme de réception. Une
RS posée sur la canopée d'un arbre à 20m
est décelée sans problème, de même
pour des essais de sensibilité on détecte une télécommande
433MHz de voiture (2nW à 3m) avec l'antenne CJU associée
!
Il détecte à 50m minimum une RS au sol, sous un
arbre dans un genêt (1 led allumée), sur un 1/4 d'onde
téléscopique, ensuite on peut facilement désensibiliser
avec le petit ajustable (avec l'ongle) lors de l'approche.
Il a un avantage énorme sur tout autre matériel
à visu analogique (aiguille) ou digitale (barre-graphe)
c'est la visu par led qui même de jour (mais bien sûr
surtout la nuit) est un avantage considérable. Et nul besoin
d'avoir les yeux rivés dessus, la vision des leds est large,
on devine sans y prêter attention tout changement d'état.
L'adjonction d'un buzzer pourrait être un plus considérable
en début d'approche.
Comme ce champmètre est à large bande, un filtre
passe-bande en entrée (150MHz à 500Mhz) est souhaitable
(15nH et 10pf en //, version CMS), sinon un émetteur TV
local un peu trop puissant ou une émission radio UHF peuvent
apporter une fausse détection : il reçoit les porteuses
SNCF dans le 468MHz a environ 500m et plus (suivant l'axe de l'aérien
SNCF).
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| Le niveau du signal reçu s'affiche à l'aide de 4 diodes LED vertes (Ph. F4FKB) | F4FKB a couplé le "finder" à une antenne CJU (Ph. F4FKB) |
Recherche de l'harmonique 2
produite par la radiosonde